mercredi 31 décembre 2008

Bonne Année 2009 ! Mwaka mzuri !

Et voilà, c'est fini ! ce soir à minuit, j'aurai terminé ma mission PFUE à l'ambassade de France. Il me reste bien sûr quelques mois de travail ici, et encore beaucoup à apprendre et à faire, mais l'objectif de ma venue à Nairobi est accompli !
Voilà une période qui s'achève et qui est passée bien trop vite ; c'était sûrement la plus intéressante, la plus motivante et la plus enrichissante de ma courte vie professionnelle, et ce soir marque vraiment la fin d'une page.

Il y aurait eu beaucoup à écrire sur tout ce que j'ai vécu, sur la diplomatie, la (géo)politique, les limites de la coordination européenne, la frustration parfois de ne pas pouvoir faire plus, de voir que les avancées espérées échouent, les interrogations peut-être un peu naïves ("mais pourquoi ça marche jamais dis, sur ce continent ?") et les réflexions qui rentrent dans la postérité ("Nan mais, faut arrêter de croire que les conflits ethniques pré-exisstent à tout en Afrique"), les discussions dans le couloir jusqu'à tard avec Clémo et Julie (bon d'accord, pas que sur l'actualité politique!), les décryptages des meetings du jour avec martijn, et les lectures assidues (mais faute de temps pas assez régulières) du Daily Nation, de rapports pour essayer de saisir la complexité de la Somalie...
J'aurai eu fort à faire à réfléchir aux paradoxes et à la complexité de l'intervention de "l'occident" en Afrique, et ici au Kenya. Pour étayer ma réflexion en ce moment, un de mes bouquins coup de coeur de ce séjour :



Ce que j'en ai retenu : "Africa Wins Again"


Il y a eu certes des moments plus difficiles, du stress, de la saturation, mais tout s'est tellement bien passé, et j'ai eu la chance d'être très bien entourée pour mener à bien cette expérience, bien sûr de la team de l'ambassade, et Julie et Doudou pour les interminables réunions à l'ONU et leurs salutaires samosas, pour les craquages en tout genre...
Notre présidence ici s'est je pense bien déroulée et j'espère que les tchèques sauront relever le défi de la coordination et continueront à porter haut la voix de l'UE au Kenya...

Vive 2009, qui s'annonce très européenne, et très bonne année à vous tous !




J'abandonne aujourd'hui mon logo pour celui de la France au Kenya !

jeudi 25 décembre 2008

krismasi njema!!




Quelques photos de notre dîner de Noël gargantuesque chez Gaël, à Nairobi ; tenues chics de rigueur même à Nairobi, sapin et cadeaux,bûche glacée aux fruits exotiques, on s'y serait cru !












Et le lendemain, petite ballade au Nairobi safari walk ; bien sûr ça change du Mara et des autres parcs !...on était les seules blanches parmi une foule de familles kenyanes :)







mercredi 24 décembre 2008

Joyeux Noël ! Merry Xmas ! Buon Natale !



Polochon (ou Cholopon pour les intimes)a tenu, une fois n'est pas coutume, à vous souhaiter un très heureux Noël. Je me joins à lui en cette période hivernale, où la neige tombe à gros flocons et les feux de cheminée brillent dans les chaumières pour..STOP!!! Ici il fait très, très chaud, j'irai à la piscine demain matin au lieu d'ouvrir mes cadeaux, et Noël ne trouve sa crédibilité que dans sa date du 24/12 et du dîner que nous ferons ce soir, sans famille, mais entre amis...!(et bien sûr grâce au bonnet que cholopon arbore crânement).

Nevermind. A tous ceux qui lisent ce blog et à tous ceux que j'aime, je vous souhaite un beau Noël et vous envoie mille rayons de soleil.

lundi 22 décembre 2008

Make the dream come true !



L'heure du repas pour les petits pensionnaires



Quelques photos chic-choc de ma visite avec Pauline à l'orphelinat des animaux, situé juste à côté du Nairobi National park,à 15mn du centre-ville à peine ! Bravant la chaleur nous avons pris le matatu jusqu'à l'entrée, sur Langata..Un guide nous attendait, qui a eu raison de nos réticences à faire les touristes !
D'abord parce qu'il nous a donné une foule d'explications intéressantes et surtout parce qu'on a pu voir les animaux de très près !
Une jolie lionne de six mois , un jeune guépard, le petit girafon réticulé, et comble de bonheur, les bébés guépards !!! De vraies peluches ;)
Les animaux sont recueillis lorsque les rangers ne retrouvent pas leurs parents au bout de deux jours ; c'est assez bizarre de les voir en cage après être allée dans les parcs, mais ils sont tous très bien soignés.





samedi 20 décembre 2008

"a crime against nature"

Hier, j'ai accompagné Pauline (la nouvelle miss coopération de l'ambassade) à l'inauguration d'un centre par la coalition gay et lesbienne du Kenya (GALK). Cet endroit, conçu avant tout comme un lieu d'échanges, de réunions et de loisirs pour les personnes de ces communautés, est le premier à voir le jour à Nairobi. Il a été financé en partie par le gouvernement norvégien et reçoit le soutien des Pays-Bas.
L'endroit est situé dans un quartier assez excentré, loin des regards...

Si j'évoque cette visite, c'est parce que l'homosexualité est encore passible d'une peine de prison allant jusqu'à 14 ans. Ces lois héritées du système colonial britannique considèrent ces pratiques comme étant “a crime against nature.”
''La plupart de ces lois sont de vieilles lois que nous avons héritées de précédents régimes coloniaux. Nous les utilisons encore dans nos pays, alors que les architectes des mêmes lois ont changé les lois dans leurs propres pays. Nous devons proposer une loi qui reconnaît l'homosexualité, de même qu'elle interdit la discrimination à l'égard de l'orientation sexuelle'', a noté Judy Kaari, du GALCK.
Cependant, ne blâmons pas trop le colonisateur ; certaines ethnies comme les kikuyus (qui a pratiquement détenu le pouvoir depuis l'indépendance) condamnent l'homosexualité et la punissent par la peine de mort...
Il faut ajouter à cela un caractère propre au continent africain où l’univers de la sexualité depuis l’ère du christianisme est entouré de tabous ; on en parle moins que l'on ne la pratique.
Enfin, les conceptions des hommes politiques au pouvoir influencent la législation. Du temps du président Moi on pouvait lire :
Moi said Kenyans should guard against “dangerous practices” such as homosexuality.“ It is not right that a man should go with another man or a woman with another woman. It is against African tradition and Biblical teachings,” the 75-year-old Moi said. “I will not shy away from warning Kenyans against the dangers of the scourge.” Moi was asked to comment on comments made to Yoweri Museveni, President of neighboring Uganda earlier this week. Museveni said that he had ordered his security services to round up gay men and lesbians for the commission of what he said were “abominable acts.”
Most African rulers regard homosexuality as a perversion imposed on Africans by white colonialists. Moi made fun of gays in his comments before the conference on Wednesday. “Now we are seeing men wearing earrings to make it easy for them to be identified by other men,”he said to the amusement of his audience. More and more young men in Kenya’s urban areas wear earrings emulating Western pop stars whose videos are shown on Kenyan television.

Dans un pays où le VIH est une des causes les plus importantes de mortalité, il est important que des associations telles que le GALK puissent avoir de la visibilité et qu'elles s'imposent dans le débat public.Au moins pour qu'on ne lise plus dans les journauux que la police a tiré sur telle personne en raison de son identité sexuelle. Il est temps que le Kenya évolue hors de ce puritanisme hypocrite et malsain...

lundi 15 décembre 2008

De l'énergie propre en Afrique, et si c'était vrai ?

Suivre les réunions de préparation du programme de travail et du budget du PNUE pour les prochains biennium me pousse à m'intéresser à mon environnement, ce d'autant plus dans un pays d'Afrique, continent qui regorge de potentiel pour mettre en œuvre des sources de production d'énergie propre.
J'ai parlé dans un précédent article de ma visite à Naivasha et de mon harassante mais intéressante visite des centrales géothermiques qui alimentent une bonne partie du pays en électricité. Pour montrer aux récalcitrants que l'ONU, ça peut fonctionner, et que la méthode de travail du PNUE commence à être efficace (j'en reparlerai), voici un article extrait du site de l'organisation éponyme. Des perspectives très positives donc :

"Une technologie énergétique vieille d'un siècle extrayant la vapeur des roches chaudes sous - terraines va faire l'objet, au 21e siècle, d'une expansion massive dans la Vallée du Rift est-africain.
Cette nouvelle arrive alors que des pays du monde entier, du Guatemala à la Papouasie Nouvelle-Guinée, commencent à se tourner vers l'énergie géothermique qui se présente comme une nouvelle alternative prometteuse à la production d'énergie à partir de charbon ou de pétrole.

Aujourd'hui le Programme des Nations Unies pour l'Environnement (PNUE) et le Fonds pour l'Environnement Mondial (FEM) ont annoncé l'achèvement de tests de projet de techniques sismiques et de forage avancées au Kenya qui ont dépassé toutes les attentes.
Des puits de vapeur, capables de générer 4-5 MW d'électricité et même un capable de parvenir à la quantité exceptionnelle de 8 MW, ont été atteints en utilisant la nouvelle technologie.
Cela pourrait signifier une économie allant jusqu'à 75 millions de dollars pour le promoteur d'une installation de 70 MW, estiment les experts.
Les résultats, annoncés à la Conférence de l'ONU sur le climat de Poznan, en Pologne, ont ouvert la voie à un effort international en 2009 pour l'expansion de la géothermie le long du Rift qui s'entend du Mozambique, au sud, à Djibouti, au nord.

Le projet, financé par le FEM et impliquant le PNUE et la compagnie d'électricité kenyane KenGen, pourrait aussi transformer les perspectives et les coûts pour la géothermie dans le reste du monde.

Achim Steiner
, Secrétaire général adjoint de l'ONU et Directeur exécutif du PNUE, a dit : « Combattre le changement climatique tout en approvisionnant simultanément en énergie deux milliards de personnes qui n'y ont pas accès sont parmi les défis centraux de cette génération. La géothermie est 100 pour cent indigène, respectueuse de l'environnement et est une technologie qui a été sous-utilisée pendant trop longtemps ».
« Il y a au moins 4'000 MW d'électricité prêts à être récoltés le long du Rift. Il est temps de mettre cette technologie en avant afin d'alimenter les moyens d'existences, le développement de carburants et de réduire la dépendance aux carburants fossiles polluants et imprévisibles. De l'endroit où l'humanité a fait ses premiers pas émerge une des réponses pour sa survie sur cette planète », ajouta-t-il.

Monique Barbut, Directrice générale et Présidente du FEM, a dit : « Surmonter les obstacles économiques et techniques à la production d'énergies renouvelables fait partie de notre responsabilité partagée. Le travail dans la Vallée du Rift démontre que la géothermie n'est pas seulement technologiquement viable mais aussi rentable pour des pays en Afrique où il y a un potentiel global d'au moins 7'000 MW ».
« En effet, la géothermie dans le monde entier fait l'objet d'une renaissance avec l'estimation que le nombre de pays commençant à utiliser cette source d'énergie passe d'environ 20 en 2000 à 50 d'ici 2010. J'espère que la Vallée du Rift d'Afrique deviendra un phare pour de nouvelles accélérations de la géothermie en termes de taille, de nombre de centrales et de couverture géographique dans le monde développé et en développement ».

Le Projet au Kenya


Le projet financé par le FEM a, sur les trois dernières années, utilisé les techniques connues sous les termes d'études microsismiques et magnétotelluriques pour l'identification de nouveaux sites prometteurs à des lieux incluant Olkaria et Naivasha qui est situé à environ une heure de voiture de la capitale Nairobi.
Ici, une centrale géothermique générant 45 MW a opéré pendant un quart de siècle. Une seconde centrale fut mise en service en 2000 avec une capacité de 70 MW.
Le principal défi à l'expansion le long du Rift au Kenya et ailleurs a été le risque associé avec le forage et les coûts élevés si la vapeur est manquée.

Le projet d'un million de dollars « Joint Geophysical Imaging » a eu pour objectif de venir à bout de ces risques. Les anciens puits à Naivasha génèrent environ deux MW tandis que les nouvelles techniques ont non seulement permis d'augmenter les chances d'atteindre la vapeur mais aussi d'indiquer des puits au potentiel bien plus élevé, typiquement en moyenne de quatre à cinq MW.

Expansion géothermique du Rift


Il y a deux ans, le Conseil du FEM a approuvé la Africa Rift Valley Geothermal Development Facility (ARGeo) soutenue avec un financement de près de 18 millions de dollars et impliquant le PNUE et la Banque mondiale.
Le projet, qui garantit contre les risques du forage à Djibouti, en Érythrée, au Kenya, en Uganda et en Tanzanie, doit commencer au début de 2009 et permettra de faire appel à l'équipement et aux techniques expérimentées par KenGen et le PNUE.
Le Kenya et des investisseurs privés cherchent aussi un soutien financier du Mécanisme de Développement Propre (MDP) du Protocole de Kyoto pour une extension de 35 MW additionnels actuellement en phase de validation.
La demande en électricité actuelle au Kenya est d'environ 1'000 MW. Le pays dépend fortement de centrales hydroélectriques, des systèmes qui ont souffert ces dernières années des faibles précipitations et réserves d'eau.
Le pays s'est fixé l'objectif de générer 1'200 MW à partir de la géothermie d'ici 2015.
Un contrat a récemment été attribué à une compagnie chinoise pour le développement de la centrale Olkaria IV. Comme conséquence du projet Joint Geophysical Imaging du PNUE-FEM, le nombre de puits probablement nécessaires pour parvenir à 70 MW pourrait être de 15 au lieu des 30 requis avec la technologie précédente. Ceci pourrait permettre d'économiser jusqu'à 5 millions de dollars par puits foré.

Des pays supplémentaires de la région qui possèdent des ressources géothermiques ont également manifesté leur enthousiasme à l'idée de participer à l'expansion géothermique, notamment les îles Comores, la République démocratique du Congo et le Rwanda.

dimanche 14 décembre 2008

samedi 13 décembre 2008

Jamhuri Day , ep.2

Mon Jamhuri day était formidable ; j'ai souhaité un joyeux anniversaire (45 ans) à une démocratie qui balbutie, trébuche sous les embûches posées par le dilemme de l'état de droit et de la nécessité du Prince, et se relève écorchée, de plus en plus difficilement.
Mon Jamhuri day était unique. Il avait lieu un an pratiquement, après ce qu'on appelle la crise électorale, qui a bousculé le Kenya, ses leaders et la bienveillante communauté internationale. Ce jour était donc très attendu ; comment allait réagir la nation à l'action de ses leaders pour effacer toute trace de ce qui s'est passé et faire du pays un leader économique et politique de la région, quel bilan, quelles perspectives ? Dis, on efface tout et on recommence ?
Triste journée, amer constat ; ce fut un jour de protestations, pour le moins à Nairobi. "Njaa, njaa tunaka chakula na MPs walipe ushuru" - "nous voulons à manger et les parlementaires doivent payer des taxes", parmi les mieux payés au monde, tout de même, mais apparemment l'idée de "no taxation without representation" n'a pas convaincu, pouvoir, pouvoir.
Jour de cristallisation de la colère, Kibaki parade dans le stade, la foule est hostilement silencieuse ; le discours de Raila sera à peine applaudi...
Les kenyans ont faim et la réponse n'est pas à la hauteur, même dans un discours économique qui promet une croissance de 4,5% (c'est la crise tu comprends) et des sacs de maïs pour tout le monde...
Désillusion, peu de protestations ; rassurez-vous citoyens, l'Etat garanti votre sécurité. 53 personnes arrêtés, médias et société civile. Dans la tribune officielle, arrestation musclée d'un parlementaire qui interrompt Mzee Kibaki durant son discours ; les images ont en dit beaucoup plus que ce que j'ai vu.
Mon Jamhuri day était diplomatique. Voiture, tribune VIP, tea party. Ah, on se sert la main ? Mais la réalité n'est jamais loin, même depuis les hauteurs de State house.









Célébrations au Nyayo Stadium, Nairobi






Le président Kibaki. De dos dans la tribune officielle, Raila Odinga



En arrivant à State House. "Children and cameras strictly forbidden"

vendredi 12 décembre 2008

Jamhuri Day



Kenya marks 45 years on Friday since becoming a Republic.

It is on this day, December 12, 1964 that Kenya was established as a republic. A year earlier on December 12, Kenya had gained full independence from Britain.

This year’s Jamhuri Day is unique given that early in the year, Kenya was on the brink of collapse following post-election violence.

The formation of the Grand-Coalition Government in a peace deal brokered by former UN chief Kofi Annan saved the country from the turmoil.

Friday’s celebrations will be led by President Kibaki at Nyayo National Stadium where various artistes a relined up to perform.

Naivasha

Une petite escapade le temps d'un week-end, suivez le guide !
Il suffit d'aller prendre un matatu (minibus) à Nairobi, pour la modique somme de deux euros et de vous laisser emmener jusqu'à Naivasha.
Au passage, un panorama extraordinaire sur la rift valley. On arrive en effet dans la région de la rift valley et des lacs, un phénomène sismique normal il me semble ;)...En traçant une ligne de la Tanzanie au Soudan, à l'ouest de Nairobi, on trouve une succession de lacs aussi beaux les uns que les autres.
Naivasha en fait partie ; en arrivant près du lac, on remarque d'immenses exploitations de fleurs sous serre (le kenya est un des leaders de l'horticulture) qui défigurent un peu la vue...
Soit, l'arrivée au Fisherman's camp, au milieu des acacias et des bougainvillées, ainsi que la fraicheur des abords du lac, m'a rassérénée ! Au programme, une excursion en bateau à Crescent Island, une presqu'île. Le plus, se promener au milieux des animaux et pouvoir courir après les zèbres, terrible !!! J'y étais en fin de journées, là où le tronc jaune des acacias devient doré, les couleurs étaient splendides. Malheureusement je n'ai pas vu les girafes...

Il y a toutes sortes d'activités possibles à Naivasha, ce qui est parfait pour un week-end plein air, et un peu sportif...Le lendemain, on est parti en vélo à Hell's gate, un parc tout près de Naivasha. Après la ballade à pied, j'ai découvert le plaisir de pédaler au milieu des animaux, zèbres, antilopes, buffles et deux girafons trop choupis !!! l'intérêt du parc réside dans ses gorges, mais pas le temps de s'y arrêter, il faudra revenir, et dans la géothermie, oui oui.
Il y a d'importante sources d'eau chaude et des projets de production d'électricité à partir de la vapeur d'eau se sont sur les hauteurs du parc (même la France participe). Au prix d'une difficile montée je suis donc allée voir ça, et c'est assez impressionnant. Apparemment, ces centrales alimentent une bonne partie du pays en électricité.
Et puis pour le plaisir, descente avec vue sur le lac, escapade fatigante mais enrichissante ! Je dois y retourner prochainement pour escalader le Longonot, un volcan éteint :)




vendredi 24 octobre 2008

On se fait un éthiopien ?!



Quelques petites photos de notre restaurant éthiopien favori, l'Abesha, à Nairobi ; un dans le centre et un à côté de chez moi pour les après-midi ensoleillées ou les débuts de soirées "Cas***" !
C'est un restau extra pour les grosses faims et les petits budgets, et très convivial puisqu'on mange tous dans le même plat !
Tellement apprécié que c'est rentré dans le vocabulaire courant au travers d'expressions telles que "on s'bouffe un éthiopien" ou encore "j'ai envie d'un Abesha"...
Ce restaurant fait vraiment plaisir ! au menu, shekla (viande de chèvre grillée avec du romarin), injera mix (la grosse crêpe avec un assortiment de viande et légumes) et shirow (une purée de pois divers) voire extra shirow pour les gourmands :)

NB : à consommer avec modération






jeudi 23 octobre 2008

un ptit coin de paradis

Un week-end de trois jours en perspective et la pluie qui se rie de nous à Nairobi, on a décidé de partir trois jours à Diani beach, une plage paradisiaque près de Mombasa.
Pour cela, départ des huit loustics prévu à 22h30, en bus.
On est à l'heure, en avance même (!), mais c'était sans compter sur le kenyan time ! Notre bus a perdu une roue, une heure de retard donc, qui nous a laissée le temps de nous faire accoster par des kenyans à l'esprit embué par le qat, cette herbe qui se mâche et qui rend un peu inerte.
Enfin, arrivée du bus, nous voilà partis pour quelques 8h de route, dont un peu de piste au début. Et forcément, il faut toujours qu'il arrive quelque chose ; le chauffeur a confondu la route avec celle en construction (ben oui, il fait nuit), ce qui nous a valu 10mn de marche arrière à côté d'un fossé, je dis LOL. Bien évidemment, le chinois devant moi, qui devait avoir l'estomac fragile, n'a pas supporté le voyage...Je vous passe les détails ; on a eu heureusement le bruit mais pas les odeurs, merci la Chine :)

Au petit matin, nous sommes arrivés tout endormis sous la chaleur écrasante de Mombasa. Il était 7h, on se serait cru à midi ! Avant d'aller à la plage, nous avons quand même décidé de faire un petit tour dans la ville et d'aller petit déjeuner au fort-jésus, monument construit par les portugais au 15ème siècle. Autre ambiance, autre culture, d'influence swahilie et musulmane, et on apprécie. Les gens sont très gentils et ne nous abordent pas pour de l'argent, beaucoup parlent français, étonnant !



Notre petit tour se poursuit en longeant la côte sous une chaleur de plus en plus écrasante ; j'ai apprécié la pause noix de coco pour la ré hydratation !







Et oui, Diani se mérite : il nous a fallu prendre un ferry, puis un premier matatu (minibus)qui nous a amené jusqu'à une ville, Ukunda, et un second surpeuplé de rastas jusqu'à Diani, dans lequel je me suis endormie :)

Après ce long trajet, nous sommes enfin arrivés à destination et je dois dire que la récompense était à la hauteur : une jolie maison pour 6 sur un promontoire en face de l'océan indien. La vue est juste idyllique. Palmiers et bougainvillées se partagent le jardin et à perte de vue, il y a une plage de sable presque blanc très, très fin et l'océan qui nous offre une symphonie de bleus d'aquarelle.
A peine arrivés, on est déjà tous prêts pour aller sur la playa ; l'eau est presque tiède, mais ça y est, on est à Diani, bien loin de la polluée et encombrée capitale :)






Notre week-end s'est organisé ainsi : beaucoup de baignades, une journée en bateau à observer les dauphins et à barboter avec des Némos, des beachfires et du poisson tout frais pêché grillé avec du coconut rice, des soirées à regarder les étoiles et à discuter en buvant du thé un peu salé,des levers de soleil incroyables, des négociations âpres sur la plage pour acheter des fruits, du coconut wine,et tout ce qui peut exister y'a qu'à demander, des coups de soleil, une forte dépendance à la biafine et des paysages de rêves plein la tête au retour...J'ai aussi goûté de l'aloe vera (le remède local contre la malaria), qui m'a laissé un goût âcre pendant un bon moment et découvert que "cool" en swahili se dit "poa!!!"...



Voilà, alors je remercie Mash (les bus), la Chine, Picana pour ses jus de mangue,Oreo pour les ptit creux, Ludo pour ses talents de négociateur, Flo pour ses sentiments et son thé de 1h du mat', et Sophie, Vinz et Edouard of course pour les fous rires :)

jeudi 16 octobre 2008

Kenya: Promptly Establish Special Tribunal

A la suite des violences liées aux élections, la médiation mise en place par K. Annan a établi plusieurs commissions d'enquête, pour essayer d'établir la vérité et de proposer des recommandations pour l'avenir.
L'une d'elles est la commission d'enquête sur les violences post-électorales. J'ai rencontré le juge Waki ce matin pour un briefing ; il a en effet remis son rapport hier au président Kibaki, qui l'a immédiatement rendu public, signe de bonne volonté.
Au programme, un rapport synthétisé de 500 pages, qui s'efforce d'expliquer les racines et le contexte des violences.
Surtout, une recommandation importante : l'établissement d'un tribunal pénal pour juger les responsables (civils et agents des forces de sécurité et du gouvernement) qui devrait être établi d'ici 4 mois. La liste des noms sous scellés sera remise sous peu à K. Annan et envoyée à la Haye si le tribunal n'est pas mis en place.

Ci-joint un press release de Human Rights Watch, pour éclairage.

The Kenyan government and international partners should strongly support the call by the Waki commission investigating post-election violence to create a special tribunal to end Kenya’s cycle of impunity, Human Rights Watch said today.

“The Waki commission has done an admirable job describing the causes of the violence and assembling evidence,” said Georgette Gagnon, Africa director at Human Rights Watch. “Now the politicians need to set up the special tribunal it recommends. Justice is crucial for Kenya’s stability.”

The report of the Commission of Inquiry into Post-Election Violence, headed by Justice Philip Waki, was published on October 15, 2008. The commission concluded that politicians on all sides had organized and funded attacks on supporters of their opponents. The inquiry also found that security forces responded inappropriately, using excessive force against civilians, intervening to have allies released from custody and failing to investigate individuals responsible for the violence. Human Rights Watch said that a complete overhaul of Kenya’s corrupt and abusive police force, as recommended by the Waki commission, is long overdue.

The Waki commission report explores the causes of the violence, namely the lack of accountability by several Kenyan governments for repeated bouts of election violence dating back to the 1990s. The commission recommends the establishment of a special tribunal as essential to ensuring that key perpetrators of the most recent violence, in 2007 and 2008, are investigated and prosecuted.

Human Rights Watch welcomed the commission’s recommendation that the special tribunal “seek accountability against persons bearing the greatest responsibility for crimes, particularly crimes against humanity, relating to the 2007 General Elections in Kenya.” If the proposed tribunal is not established – or its efforts are undermined – the commission recommends that its sealed list of individuals suspected of responsibility for serious crimes be turned over to the International Criminal Court at The Hague.

“Kenya’s political leadership needs to break with the past and urgently carry out these recommendations,” said Gagnon. “It is Kenyans who will pay the price in future violence if politicians allow this important report to become just another unheeded warning.”

In one significant omission, the Waki commission report failed to address the political violence that has scarred the Mt. Elgon district in Western Province for over two years. The mandate of the proposed special tribunal should include crimes committed in Mt. Elgon because the violence there has been driven by political competition as much, if not more so, than in other parts of the country.

The Commission of Inquiry into the Post-Election Violence was established as part of the agreement mediated by former UN Secretary-General Kofi Annan and signed by Kenya’s two main political parties in February 2008. It was tasked with investigating the violence surrounding Kenya’s controversial December 2007 presidential election, in which more than 1,100 people were killed and more than 300,000 people displaced from their homes. The commission published its report after a three-month investigation.

mercredi 15 octobre 2008

"You're a criminal, you'll be safe in Somalia"

A 34-year-old man who has lived in London for three decades is to be
deported to Somalia after a judge said his criminal record qualified him
to survive in the war-torn country.

But the family of Abdi Mohamed say sending him back to the east African
state would be like signing his death warrant. Mr Mohamed fled
persecution in Somalia with his mother and father when he was four and
claims to know nothing about the country today.

Since arriving in Britain, he has tried to build a life in north London
but took up petty offending to support his drug and alcohol addictions.
Mr Mohamed came into contact with law enforcement when he was 12 and
later began committing burglaries to buy cannabis and cocaine. His most
recent conviction was for an assault on a prison officer, after which
the Home Office applied to have him deported to Somalia.

Dismissing his appeal, the immigration tribunal judge said: "His
experience [criminal activity] will make him more street wise than
someone of a similar age who has led a crime-free and more conventional
life. These experiences will place him at a distinct advantage in
dealing with the circumstances in Somalia and should make it much easier
for him to avoid pitfalls."

The judge, James Simpson, said Mr Mohamed's ability to speak English
would help him find work and said his family ties here were not strong.
But Mr Mohamed said he has always seen himself as British: "The first I
knew that I wasn't British was when the judge said I was to be deported
after serving my sentence. I couldn't apply for citizenship because I
was only a little boy when I came here. I am British not Somalian. I
know nothing about Somalia."

Mr Mohamed has been held in an immigration detention centre for 16
months awaiting deportation. Three attempts to fly him to Somalia have
been postponed and his family is worried about his physical and mental
health. Nothing has been done to regularise his immigration status in
Britain, so his criminal record made him liable to detention and
deportation under laws for foreign criminals.

Mr Mohamed's two sisters, both teachers in London, are shocked. "It
would be like a death warrant for him. Far from surviving, he is not
equipped to deal with Somalia and all its problems," said Shukri
Mohamed. "Abdi is extremely depressed. He is in limbo. He has been out
on bail on three occasions and redetained. This is mental torture. Abdi
has served his time but this is double punishment." Amnesty
International's Africa Deputy Programme Director Michelle Kagari said:
"There is no safety for civilians in Somalia]. Those fleeing violence in
Mogadishu are attacked outside and those who reach a camp face violence."

A UK Border Agency spokesperson said: "Where someone is not deemed
conducive to the public good we will not hesitate to deport them."

mardi 14 octobre 2008

A la recherche du Kili



La réserve était immense. Elle s'étendait sur des dizaines et des dizaines de lieues, brousse tantôt courte et tantôt boisée, tantôt savane et tantôt collines et pitons. Et toujours la masse colossale du Kilimanjaro, sommé de ses neiges, veillait sur les espaces brûlant et sauvages. Les bêtes étaient partout.
J. Kessel

J'évoque mes aventures dans le wild dans le désordre, ne sachant pas vraiment dans quel ordre procéder ; à l'envie, c'est bien. Et sûrement au coût de coeur ; j'avais envie de parler de mon parc préféré, Amboseli. C'est une réserve protégée située à la frontière avec la Tanzanie, et qui s'étend sur les deux pays. Le Kilimanjaro est donc tanzanien, et non kenyan, depuis un certain découpage de la région plus ou moins arbitraire entre deux souverains...
J'ai eu la chance de visiter deux fois ce parc, le plus vieux du Kenya depuis mon arrivée, et de vivre deux moments extrêmement beaux et différents à la fois...

D'aucuns vous diront que le Mara est le plus beau parc du Kenya, peut-être, mais j'ai ressenti des émotions esthétiques beaucoup plus fortes à Amboseli, allez savoir pourquoi.
C'est sûrement l'arrivée dans un espace aride quasiment lunaire qui provoque des mirages, surtout quand on crève un pneu au milieu de nulle part.
Puis sans transition, un espace marécageux verdoyant où éléphants et buffles se rafraîchissent ; et encore ce décor de cinéma, où les lions jouent à cache cache entre les palmiers qui sortent de nulle part...Et si c'était ce soir magique où, après les guépards et la curée des vautours, nous avons accompagné les lions chasser, sous la pleine lune ?
Et sans doute est-ce en fait tout simplement la magique attraction du Kilimanjaro, qu'on essaie d'apercevoir longtemps avant d'être dans le parc, qui se joue de nous en restant blotti sous les nuages, et qui délivre toute sa splendeur une fois découvert, en fin d'après-midi par exemple, quand les couleurs se font plus chaudes.
Les couleurs ne sont jamais les mêmes dans ce parc, et je crois qu'on peut s'y rendre inlassablement sans voir la même chose. Ce n'est pas le vrai wild du Mara, mais au moins, je n'ai pas eu peur des hyènes ou des babouins pendant ma nuit sous la tente...!!! Il y a toujours une surprise lors du game drive du lendemain matin, une fois les guépards qui réveillent l'équipée endormie, l'autre fois les autruches qui nous accompagnent durant la sortie du parc...
C'est une atmosphère et un décor inoubliables !





L'animal le plus dangereux pour l'homme ; j'ai nommé le placide hippopotame



time out / climbing Ngong hills

Je n'ai pas encore raconté mes petites aventures salutaires en-dehors de Nairobi, dont l'air est parfois assez irrespirable. Rappelons juste comme ça que je travaille au 16éme étage d'une tour située dans une capitale sur polluée au trafic infernal (et encore, sans la pluie) ; jusque là, c'est le cas de beaucoup de personnes, mais l'inconvénient ici, c'est qu'une fois la nuit tombée (18h), on ne peut pas se ballader dans les rues pour aller boire un mojito ou s'acheter une petite robe...Tout ce petit monde retourne donc joyeusement s'enfermer dans son compound bien gardé et prend le taxi pour aller boire des verres :)
Les temps en-dehors de la ville, qui a peu d'intérêt, sont donc trèèèès appréciés!

Il y a presque trois semaines, après moult tergiversations, la petite équipe est donc partie faire une jolie randonnée aux Ngong Hills, des collines situées aux alentours de Nairobi. Pour les cinéphiles, c'est là que la maison de Karen Blixen a.k.a Meryl Streep dans Out of Africa est située ; et Denis-roberd redford, son amant, est enterré qque part sur la colline :)

On (le Routard) nous avait prévenu que ça craignait et on pensait déjà à emporter la machette de benji au cas où. Du coup, courageux mais pas téméraire, on a loué les services d'une gentille ranger de la Kenya Widlife Society ; on pourra dire que nos deniers ont servi à la protection de la nature ! Les seuls bandits croisés :des moutons, des enfants, des étudiants et des marathoniens, bouuuuuhhh !!!
En tout cas, notre petite marche de 5h fut très sympathique, récompensée par une pause pic-nique très appréciée avec l'immensité de la Rift Valley en toile de fond, c'était magnifique...l'origine du monde quoi !!!
Tout ce petit monde est rentré bronzé et bien courbattu en matatu, après la pause coca ou alvaro (soda à l'ananas) consacrée.
Le week-end qui vient, on s'organise, et on part trois jours (lundi férié) sur la côte, direction Diani pour un séjour farniente. A suivre...




La Rift Valley



Attention, la latérite, ça glisse !



La belle équipe presque au complet : Edouard, Ludo, Gary, Lucie, Sophie, Vincent et Flo.

dimanche 12 octobre 2008

La loi du marché

La société ne connaît pas la crise ; en tout cas vu d'ici, tout va plutôt bien pour les expats et les riches touristes qui se font arnaquer sur les marchés d'artisanat local de Nairobi.
J'allais souvent fouiner à Westlands, dans un petit marché fait de bric et de brocs, aux allées étroites et sinueuses, un peu comme dans un souk.
J'aime bien cet endroit, c'est un peu ma caverne d'Ali baba pour les étoles et les boucles d'oreilles, et la négociation se déroule fermement mais dans un bon esprit. Et en cas de creux, on peut manger un bon "nyama choma" (viande émincée grillée) sur le pouce.

J'ai pris l'habitude et j'aime bien ça, parce qu'ici tout se négocie, le prix du taxi, des magazines, etc et qu'il faut discuter sans arrêt à base de "come on my friend, i know the prices, I live here !" parfois un peu lassants...

Bref, aujourd'hui je suis allée voir le "masai market" près de chez moi. Beaucoup moins de charmes déjà, puisque les objets sont étalés à même le sol/soleil brûlant, et qu'il y a énormément de touristes. Et du coup, la négociation est beaucoup plus ardue ; les vendeurs montent les prix et sont peu enclins au bargaining, puisqu'ils savent que leur article sera acheté à un moment par un mzungu (un blanc) naïf.

Je suis tombée sur un seul vendeur sympathique qui m'a fait un deal "buy one get one free" pour des plats gravés. Par contre, j'ai dû abandonner dépitée les figurines en malachite, proposées pour la modique somme de 200 euros ! j'ai bien essayé d'expliquer au vendeur que 1) il avait de la malachite à revendre dans son pays et que c'était pas le prix 2) il pourrait manger pour plus d'un mois avec cette somme, ok très bien, mais que c'était du vol...rien n'y a fait.

Las, je suis quand même repartie satisfaite d'avoir rempli mon objectif, trouver un masque ; voici le premier de ma collection, âprement négocié ! Il vient du Congo.
Je ne sais pas exactement comment ça se passe, mais j'ai déniché quelques collectionneurs dont les masques proviennent de toute la région, Kenya, Tanzanie, Ouganda, et même Congo et Nigeria.
Ces visages sont assez fascinants, j'ai bien l'intention d'en savoir plus :)

samedi 11 octobre 2008

Dessine moi une planète

Un peu de com' :-)




Paint for the Planet is an exhibit and auction of children's art to launch the global United Nations campaign "UNite to Combat Climate Change". The event will feature a selection of paintings from UNEP's International Children's Painting Competition. Showcasing children's fears and hopes for the planet, the paintings are a powerful plea from children for leadership on climate change before it is too late.

UNON a.k.a le machin

J'ai déjà présenté l'ambassade, mais je ne peut dissimuler plus longtemps l'endroit où je passe à peu près la moitié de mon temps, j'ai nommé le siège des Nations-Unies à Nairobi ! L'ambassadrice est donc représentante permanente, le 1er secrétaire RP adjoint et moi, ben moi je le remplace. Vous comprenez, la Somalie, ça prend du temps !
Pas de méprise, ça me plait/m'intéresse énormément. En fait, Nairobi est le siège du programme pour l'environnement (cf. lien) et du programme pour l'habitat. Je dois dire que le PNUE occupe la plupart de mon temps, non seulement en raison de l'importance accordée à la lutte contre le changement climatique, mais également parce que tout se passe ici ; négociations du programme de travail, le POW (!) et du budget pour les années prochaines, préparation du conseil d'administration de février, conférences en tout genre qui font déplacer des délégations (mercure en ce moment), etc, et beaucoup d'activités donc !
Pour habitat, je me suis surtout occupée de suivre la laborieuse préparation du Forum urbain mondial (bientôt) qui est un peu la vitrine d'UN-Habitat. Mais les réunions pour le nouveau budget viennent de commencer ! je suis la préparation du budget et la réforme de ces deux agences avec beaucoup d'attention. Et puis quoi ? Et bien en fait, c'est très simple, c'est comme un système de navette ; on relaie les infos à Paris par télégrammes, Paris nous donne des instructions et les démarches à faire, et ainsi de suite ; bête comme chou la diplomatie !

Et en fait sinon, voici des petites photos de l'ONU. Un cadre hyper reposant,des étangs, des oies, une végétation omniprésente, une mini-ville en pleine nature. C'est une vraie bulle, avec un supermarché (duty free svp), une station essence, une suuuuper cafet' (!), et toutes les facilités possibles ; on n'a pas encore localisé le golfe mais ça ne saurait tarder ;)
Et puis mes deux super copines Julie et Claudia avec qui j'ai suivi les marathons de négociations de 5h au PNUE, et qui sont toutes les deux rentrées en Europe...(en pulls parce qu'il y a la clim à fond à l'ONU ; et ça se veut responsable...!)