vendredi 24 octobre 2008

On se fait un éthiopien ?!



Quelques petites photos de notre restaurant éthiopien favori, l'Abesha, à Nairobi ; un dans le centre et un à côté de chez moi pour les après-midi ensoleillées ou les débuts de soirées "Cas***" !
C'est un restau extra pour les grosses faims et les petits budgets, et très convivial puisqu'on mange tous dans le même plat !
Tellement apprécié que c'est rentré dans le vocabulaire courant au travers d'expressions telles que "on s'bouffe un éthiopien" ou encore "j'ai envie d'un Abesha"...
Ce restaurant fait vraiment plaisir ! au menu, shekla (viande de chèvre grillée avec du romarin), injera mix (la grosse crêpe avec un assortiment de viande et légumes) et shirow (une purée de pois divers) voire extra shirow pour les gourmands :)

NB : à consommer avec modération






jeudi 23 octobre 2008

un ptit coin de paradis

Un week-end de trois jours en perspective et la pluie qui se rie de nous à Nairobi, on a décidé de partir trois jours à Diani beach, une plage paradisiaque près de Mombasa.
Pour cela, départ des huit loustics prévu à 22h30, en bus.
On est à l'heure, en avance même (!), mais c'était sans compter sur le kenyan time ! Notre bus a perdu une roue, une heure de retard donc, qui nous a laissée le temps de nous faire accoster par des kenyans à l'esprit embué par le qat, cette herbe qui se mâche et qui rend un peu inerte.
Enfin, arrivée du bus, nous voilà partis pour quelques 8h de route, dont un peu de piste au début. Et forcément, il faut toujours qu'il arrive quelque chose ; le chauffeur a confondu la route avec celle en construction (ben oui, il fait nuit), ce qui nous a valu 10mn de marche arrière à côté d'un fossé, je dis LOL. Bien évidemment, le chinois devant moi, qui devait avoir l'estomac fragile, n'a pas supporté le voyage...Je vous passe les détails ; on a eu heureusement le bruit mais pas les odeurs, merci la Chine :)

Au petit matin, nous sommes arrivés tout endormis sous la chaleur écrasante de Mombasa. Il était 7h, on se serait cru à midi ! Avant d'aller à la plage, nous avons quand même décidé de faire un petit tour dans la ville et d'aller petit déjeuner au fort-jésus, monument construit par les portugais au 15ème siècle. Autre ambiance, autre culture, d'influence swahilie et musulmane, et on apprécie. Les gens sont très gentils et ne nous abordent pas pour de l'argent, beaucoup parlent français, étonnant !



Notre petit tour se poursuit en longeant la côte sous une chaleur de plus en plus écrasante ; j'ai apprécié la pause noix de coco pour la ré hydratation !







Et oui, Diani se mérite : il nous a fallu prendre un ferry, puis un premier matatu (minibus)qui nous a amené jusqu'à une ville, Ukunda, et un second surpeuplé de rastas jusqu'à Diani, dans lequel je me suis endormie :)

Après ce long trajet, nous sommes enfin arrivés à destination et je dois dire que la récompense était à la hauteur : une jolie maison pour 6 sur un promontoire en face de l'océan indien. La vue est juste idyllique. Palmiers et bougainvillées se partagent le jardin et à perte de vue, il y a une plage de sable presque blanc très, très fin et l'océan qui nous offre une symphonie de bleus d'aquarelle.
A peine arrivés, on est déjà tous prêts pour aller sur la playa ; l'eau est presque tiède, mais ça y est, on est à Diani, bien loin de la polluée et encombrée capitale :)






Notre week-end s'est organisé ainsi : beaucoup de baignades, une journée en bateau à observer les dauphins et à barboter avec des Némos, des beachfires et du poisson tout frais pêché grillé avec du coconut rice, des soirées à regarder les étoiles et à discuter en buvant du thé un peu salé,des levers de soleil incroyables, des négociations âpres sur la plage pour acheter des fruits, du coconut wine,et tout ce qui peut exister y'a qu'à demander, des coups de soleil, une forte dépendance à la biafine et des paysages de rêves plein la tête au retour...J'ai aussi goûté de l'aloe vera (le remède local contre la malaria), qui m'a laissé un goût âcre pendant un bon moment et découvert que "cool" en swahili se dit "poa!!!"...



Voilà, alors je remercie Mash (les bus), la Chine, Picana pour ses jus de mangue,Oreo pour les ptit creux, Ludo pour ses talents de négociateur, Flo pour ses sentiments et son thé de 1h du mat', et Sophie, Vinz et Edouard of course pour les fous rires :)

jeudi 16 octobre 2008

Kenya: Promptly Establish Special Tribunal

A la suite des violences liées aux élections, la médiation mise en place par K. Annan a établi plusieurs commissions d'enquête, pour essayer d'établir la vérité et de proposer des recommandations pour l'avenir.
L'une d'elles est la commission d'enquête sur les violences post-électorales. J'ai rencontré le juge Waki ce matin pour un briefing ; il a en effet remis son rapport hier au président Kibaki, qui l'a immédiatement rendu public, signe de bonne volonté.
Au programme, un rapport synthétisé de 500 pages, qui s'efforce d'expliquer les racines et le contexte des violences.
Surtout, une recommandation importante : l'établissement d'un tribunal pénal pour juger les responsables (civils et agents des forces de sécurité et du gouvernement) qui devrait être établi d'ici 4 mois. La liste des noms sous scellés sera remise sous peu à K. Annan et envoyée à la Haye si le tribunal n'est pas mis en place.

Ci-joint un press release de Human Rights Watch, pour éclairage.

The Kenyan government and international partners should strongly support the call by the Waki commission investigating post-election violence to create a special tribunal to end Kenya’s cycle of impunity, Human Rights Watch said today.

“The Waki commission has done an admirable job describing the causes of the violence and assembling evidence,” said Georgette Gagnon, Africa director at Human Rights Watch. “Now the politicians need to set up the special tribunal it recommends. Justice is crucial for Kenya’s stability.”

The report of the Commission of Inquiry into Post-Election Violence, headed by Justice Philip Waki, was published on October 15, 2008. The commission concluded that politicians on all sides had organized and funded attacks on supporters of their opponents. The inquiry also found that security forces responded inappropriately, using excessive force against civilians, intervening to have allies released from custody and failing to investigate individuals responsible for the violence. Human Rights Watch said that a complete overhaul of Kenya’s corrupt and abusive police force, as recommended by the Waki commission, is long overdue.

The Waki commission report explores the causes of the violence, namely the lack of accountability by several Kenyan governments for repeated bouts of election violence dating back to the 1990s. The commission recommends the establishment of a special tribunal as essential to ensuring that key perpetrators of the most recent violence, in 2007 and 2008, are investigated and prosecuted.

Human Rights Watch welcomed the commission’s recommendation that the special tribunal “seek accountability against persons bearing the greatest responsibility for crimes, particularly crimes against humanity, relating to the 2007 General Elections in Kenya.” If the proposed tribunal is not established – or its efforts are undermined – the commission recommends that its sealed list of individuals suspected of responsibility for serious crimes be turned over to the International Criminal Court at The Hague.

“Kenya’s political leadership needs to break with the past and urgently carry out these recommendations,” said Gagnon. “It is Kenyans who will pay the price in future violence if politicians allow this important report to become just another unheeded warning.”

In one significant omission, the Waki commission report failed to address the political violence that has scarred the Mt. Elgon district in Western Province for over two years. The mandate of the proposed special tribunal should include crimes committed in Mt. Elgon because the violence there has been driven by political competition as much, if not more so, than in other parts of the country.

The Commission of Inquiry into the Post-Election Violence was established as part of the agreement mediated by former UN Secretary-General Kofi Annan and signed by Kenya’s two main political parties in February 2008. It was tasked with investigating the violence surrounding Kenya’s controversial December 2007 presidential election, in which more than 1,100 people were killed and more than 300,000 people displaced from their homes. The commission published its report after a three-month investigation.

mercredi 15 octobre 2008

"You're a criminal, you'll be safe in Somalia"

A 34-year-old man who has lived in London for three decades is to be
deported to Somalia after a judge said his criminal record qualified him
to survive in the war-torn country.

But the family of Abdi Mohamed say sending him back to the east African
state would be like signing his death warrant. Mr Mohamed fled
persecution in Somalia with his mother and father when he was four and
claims to know nothing about the country today.

Since arriving in Britain, he has tried to build a life in north London
but took up petty offending to support his drug and alcohol addictions.
Mr Mohamed came into contact with law enforcement when he was 12 and
later began committing burglaries to buy cannabis and cocaine. His most
recent conviction was for an assault on a prison officer, after which
the Home Office applied to have him deported to Somalia.

Dismissing his appeal, the immigration tribunal judge said: "His
experience [criminal activity] will make him more street wise than
someone of a similar age who has led a crime-free and more conventional
life. These experiences will place him at a distinct advantage in
dealing with the circumstances in Somalia and should make it much easier
for him to avoid pitfalls."

The judge, James Simpson, said Mr Mohamed's ability to speak English
would help him find work and said his family ties here were not strong.
But Mr Mohamed said he has always seen himself as British: "The first I
knew that I wasn't British was when the judge said I was to be deported
after serving my sentence. I couldn't apply for citizenship because I
was only a little boy when I came here. I am British not Somalian. I
know nothing about Somalia."

Mr Mohamed has been held in an immigration detention centre for 16
months awaiting deportation. Three attempts to fly him to Somalia have
been postponed and his family is worried about his physical and mental
health. Nothing has been done to regularise his immigration status in
Britain, so his criminal record made him liable to detention and
deportation under laws for foreign criminals.

Mr Mohamed's two sisters, both teachers in London, are shocked. "It
would be like a death warrant for him. Far from surviving, he is not
equipped to deal with Somalia and all its problems," said Shukri
Mohamed. "Abdi is extremely depressed. He is in limbo. He has been out
on bail on three occasions and redetained. This is mental torture. Abdi
has served his time but this is double punishment." Amnesty
International's Africa Deputy Programme Director Michelle Kagari said:
"There is no safety for civilians in Somalia]. Those fleeing violence in
Mogadishu are attacked outside and those who reach a camp face violence."

A UK Border Agency spokesperson said: "Where someone is not deemed
conducive to the public good we will not hesitate to deport them."

mardi 14 octobre 2008

A la recherche du Kili



La réserve était immense. Elle s'étendait sur des dizaines et des dizaines de lieues, brousse tantôt courte et tantôt boisée, tantôt savane et tantôt collines et pitons. Et toujours la masse colossale du Kilimanjaro, sommé de ses neiges, veillait sur les espaces brûlant et sauvages. Les bêtes étaient partout.
J. Kessel

J'évoque mes aventures dans le wild dans le désordre, ne sachant pas vraiment dans quel ordre procéder ; à l'envie, c'est bien. Et sûrement au coût de coeur ; j'avais envie de parler de mon parc préféré, Amboseli. C'est une réserve protégée située à la frontière avec la Tanzanie, et qui s'étend sur les deux pays. Le Kilimanjaro est donc tanzanien, et non kenyan, depuis un certain découpage de la région plus ou moins arbitraire entre deux souverains...
J'ai eu la chance de visiter deux fois ce parc, le plus vieux du Kenya depuis mon arrivée, et de vivre deux moments extrêmement beaux et différents à la fois...

D'aucuns vous diront que le Mara est le plus beau parc du Kenya, peut-être, mais j'ai ressenti des émotions esthétiques beaucoup plus fortes à Amboseli, allez savoir pourquoi.
C'est sûrement l'arrivée dans un espace aride quasiment lunaire qui provoque des mirages, surtout quand on crève un pneu au milieu de nulle part.
Puis sans transition, un espace marécageux verdoyant où éléphants et buffles se rafraîchissent ; et encore ce décor de cinéma, où les lions jouent à cache cache entre les palmiers qui sortent de nulle part...Et si c'était ce soir magique où, après les guépards et la curée des vautours, nous avons accompagné les lions chasser, sous la pleine lune ?
Et sans doute est-ce en fait tout simplement la magique attraction du Kilimanjaro, qu'on essaie d'apercevoir longtemps avant d'être dans le parc, qui se joue de nous en restant blotti sous les nuages, et qui délivre toute sa splendeur une fois découvert, en fin d'après-midi par exemple, quand les couleurs se font plus chaudes.
Les couleurs ne sont jamais les mêmes dans ce parc, et je crois qu'on peut s'y rendre inlassablement sans voir la même chose. Ce n'est pas le vrai wild du Mara, mais au moins, je n'ai pas eu peur des hyènes ou des babouins pendant ma nuit sous la tente...!!! Il y a toujours une surprise lors du game drive du lendemain matin, une fois les guépards qui réveillent l'équipée endormie, l'autre fois les autruches qui nous accompagnent durant la sortie du parc...
C'est une atmosphère et un décor inoubliables !





L'animal le plus dangereux pour l'homme ; j'ai nommé le placide hippopotame



time out / climbing Ngong hills

Je n'ai pas encore raconté mes petites aventures salutaires en-dehors de Nairobi, dont l'air est parfois assez irrespirable. Rappelons juste comme ça que je travaille au 16éme étage d'une tour située dans une capitale sur polluée au trafic infernal (et encore, sans la pluie) ; jusque là, c'est le cas de beaucoup de personnes, mais l'inconvénient ici, c'est qu'une fois la nuit tombée (18h), on ne peut pas se ballader dans les rues pour aller boire un mojito ou s'acheter une petite robe...Tout ce petit monde retourne donc joyeusement s'enfermer dans son compound bien gardé et prend le taxi pour aller boire des verres :)
Les temps en-dehors de la ville, qui a peu d'intérêt, sont donc trèèèès appréciés!

Il y a presque trois semaines, après moult tergiversations, la petite équipe est donc partie faire une jolie randonnée aux Ngong Hills, des collines situées aux alentours de Nairobi. Pour les cinéphiles, c'est là que la maison de Karen Blixen a.k.a Meryl Streep dans Out of Africa est située ; et Denis-roberd redford, son amant, est enterré qque part sur la colline :)

On (le Routard) nous avait prévenu que ça craignait et on pensait déjà à emporter la machette de benji au cas où. Du coup, courageux mais pas téméraire, on a loué les services d'une gentille ranger de la Kenya Widlife Society ; on pourra dire que nos deniers ont servi à la protection de la nature ! Les seuls bandits croisés :des moutons, des enfants, des étudiants et des marathoniens, bouuuuuhhh !!!
En tout cas, notre petite marche de 5h fut très sympathique, récompensée par une pause pic-nique très appréciée avec l'immensité de la Rift Valley en toile de fond, c'était magnifique...l'origine du monde quoi !!!
Tout ce petit monde est rentré bronzé et bien courbattu en matatu, après la pause coca ou alvaro (soda à l'ananas) consacrée.
Le week-end qui vient, on s'organise, et on part trois jours (lundi férié) sur la côte, direction Diani pour un séjour farniente. A suivre...




La Rift Valley



Attention, la latérite, ça glisse !



La belle équipe presque au complet : Edouard, Ludo, Gary, Lucie, Sophie, Vincent et Flo.

dimanche 12 octobre 2008

La loi du marché

La société ne connaît pas la crise ; en tout cas vu d'ici, tout va plutôt bien pour les expats et les riches touristes qui se font arnaquer sur les marchés d'artisanat local de Nairobi.
J'allais souvent fouiner à Westlands, dans un petit marché fait de bric et de brocs, aux allées étroites et sinueuses, un peu comme dans un souk.
J'aime bien cet endroit, c'est un peu ma caverne d'Ali baba pour les étoles et les boucles d'oreilles, et la négociation se déroule fermement mais dans un bon esprit. Et en cas de creux, on peut manger un bon "nyama choma" (viande émincée grillée) sur le pouce.

J'ai pris l'habitude et j'aime bien ça, parce qu'ici tout se négocie, le prix du taxi, des magazines, etc et qu'il faut discuter sans arrêt à base de "come on my friend, i know the prices, I live here !" parfois un peu lassants...

Bref, aujourd'hui je suis allée voir le "masai market" près de chez moi. Beaucoup moins de charmes déjà, puisque les objets sont étalés à même le sol/soleil brûlant, et qu'il y a énormément de touristes. Et du coup, la négociation est beaucoup plus ardue ; les vendeurs montent les prix et sont peu enclins au bargaining, puisqu'ils savent que leur article sera acheté à un moment par un mzungu (un blanc) naïf.

Je suis tombée sur un seul vendeur sympathique qui m'a fait un deal "buy one get one free" pour des plats gravés. Par contre, j'ai dû abandonner dépitée les figurines en malachite, proposées pour la modique somme de 200 euros ! j'ai bien essayé d'expliquer au vendeur que 1) il avait de la malachite à revendre dans son pays et que c'était pas le prix 2) il pourrait manger pour plus d'un mois avec cette somme, ok très bien, mais que c'était du vol...rien n'y a fait.

Las, je suis quand même repartie satisfaite d'avoir rempli mon objectif, trouver un masque ; voici le premier de ma collection, âprement négocié ! Il vient du Congo.
Je ne sais pas exactement comment ça se passe, mais j'ai déniché quelques collectionneurs dont les masques proviennent de toute la région, Kenya, Tanzanie, Ouganda, et même Congo et Nigeria.
Ces visages sont assez fascinants, j'ai bien l'intention d'en savoir plus :)

samedi 11 octobre 2008

Dessine moi une planète

Un peu de com' :-)




Paint for the Planet is an exhibit and auction of children's art to launch the global United Nations campaign "UNite to Combat Climate Change". The event will feature a selection of paintings from UNEP's International Children's Painting Competition. Showcasing children's fears and hopes for the planet, the paintings are a powerful plea from children for leadership on climate change before it is too late.

UNON a.k.a le machin

J'ai déjà présenté l'ambassade, mais je ne peut dissimuler plus longtemps l'endroit où je passe à peu près la moitié de mon temps, j'ai nommé le siège des Nations-Unies à Nairobi ! L'ambassadrice est donc représentante permanente, le 1er secrétaire RP adjoint et moi, ben moi je le remplace. Vous comprenez, la Somalie, ça prend du temps !
Pas de méprise, ça me plait/m'intéresse énormément. En fait, Nairobi est le siège du programme pour l'environnement (cf. lien) et du programme pour l'habitat. Je dois dire que le PNUE occupe la plupart de mon temps, non seulement en raison de l'importance accordée à la lutte contre le changement climatique, mais également parce que tout se passe ici ; négociations du programme de travail, le POW (!) et du budget pour les années prochaines, préparation du conseil d'administration de février, conférences en tout genre qui font déplacer des délégations (mercure en ce moment), etc, et beaucoup d'activités donc !
Pour habitat, je me suis surtout occupée de suivre la laborieuse préparation du Forum urbain mondial (bientôt) qui est un peu la vitrine d'UN-Habitat. Mais les réunions pour le nouveau budget viennent de commencer ! je suis la préparation du budget et la réforme de ces deux agences avec beaucoup d'attention. Et puis quoi ? Et bien en fait, c'est très simple, c'est comme un système de navette ; on relaie les infos à Paris par télégrammes, Paris nous donne des instructions et les démarches à faire, et ainsi de suite ; bête comme chou la diplomatie !

Et en fait sinon, voici des petites photos de l'ONU. Un cadre hyper reposant,des étangs, des oies, une végétation omniprésente, une mini-ville en pleine nature. C'est une vraie bulle, avec un supermarché (duty free svp), une station essence, une suuuuper cafet' (!), et toutes les facilités possibles ; on n'a pas encore localisé le golfe mais ça ne saurait tarder ;)
Et puis mes deux super copines Julie et Claudia avec qui j'ai suivi les marathons de négociations de 5h au PNUE, et qui sont toutes les deux rentrées en Europe...(en pulls parce qu'il y a la clim à fond à l'ONU ; et ça se veut responsable...!)



home sweet home

Voici six mois bientôt que le Kenya est devenu "my home", comme on dit par ici. Je me suis toujours sentie chez moi en arrivant sur cette terre ; vous savez, quand on sort de l'avion et qu'on éprouve ce sentiment qui nous fait dire "voilà, c'est ici" et qu'on ne pourrait être mieux ailleurs. Il n'y a pas d'explication rationnelle à ce sentiment, je sais juste que l'Afrique me rappelait depuis longtemps, déjà.
Ici le temps passe trop vite et tout est intense, il faut garder l'instant !
Six mois et de fous souvenirs que je vais tenter de rassembler peu à peu ces prochains jours ; je dispose désormais d'internet dans mon nouveau chez moi !!!Et oui, un troisième, et j'espère dernier déménagement, m'amène à revitaliser ce carnet de voyage.
Bref voilà, il y a une histoire de douze mois, et des poupées russes remplies d'autres petites histoires, d'aventures, etc...This is Kenya !




Voici la première maison où j'ai vécu dès mon arrivée, à Lavington, dans un luxuriant jardin où les arbustes ressemblent à des théières, où l'on peut bruncher au soleil le week-end, loin de tout. C'est l'enfance, la première coloc, les premières soirées, des discussions avec Julie et Clément entre deux portes jusqu'à pas d'heure, les premiers gâteaux pour les amis.
Et puis un jour, on décide de partir. La maison est trop éloignée de tout, le taxi trop onéreux ( fuel is high!), on veut un nouveau cocon...




Church road, Westlands, trouvé en deux jours au début du mois de juin. Un compound comme on en trouve des centaines ici. Vous avez dit psychose sécuritaire? Des murs, des barbelés, des gardes, oui oui...Et un immense appart', sans eau les premiers temps ! Malversation ou rationnement, who cares, c'est l'adolescence. Nouvelle coloc, deux filles, deux garçons. Une crémaillère, un accident, pleins de dîners, de soirées, de gens qui passent ; ambiance erasmus, viens chez moi j'habite sur le canapé...l'ambassade est moins loin et les bars/boîtes plus près, on aime...




Kilimani, proxima estacion. Maturité ? Il fallait une nouvelle étape en octobre. Trop de souvenirs à Westies, forts, beaux, douloureux. Absence.
Envie de se recentrer, d'avoir un peu plus de temps, pour moi, pour lui...
C'est partie pour une nouvelle aventure, plus latine cette fois ; et puis, l'été arrive, oh, une piscine !