J'allais souvent fouiner à Westlands, dans un petit marché fait de bric et de brocs, aux allées étroites et sinueuses, un peu comme dans un souk.
J'aime bien cet endroit, c'est un peu ma caverne d'Ali baba pour les étoles et les boucles d'oreilles, et la négociation se déroule fermement mais dans un bon esprit. Et en cas de creux, on peut manger un bon "nyama choma" (viande émincée grillée) sur le pouce.
J'ai pris l'habitude et j'aime bien ça, parce qu'ici tout se négocie, le prix du taxi, des magazines, etc et qu'il faut discuter sans arrêt à base de "come on my friend, i know the prices, I live here !" parfois un peu lassants...
Bref, aujourd'hui je suis allée voir le "masai market" près de chez moi. Beaucoup moins de charmes déjà, puisque les objets sont étalés à même le sol/soleil brûlant, et qu'il y a énormément de touristes. Et du coup, la négociation est beaucoup plus ardue ; les vendeurs montent les prix et sont peu enclins au bargaining, puisqu'ils savent que leur article sera acheté à un moment par un mzungu (un blanc) naïf.
Je suis tombée sur un seul vendeur sympathique qui m'a fait un deal "buy one get one free" pour des plats gravés. Par contre, j'ai dû abandonner dépitée les figurines en malachite, proposées pour la modique somme de 200 euros ! j'ai bien essayé d'expliquer au vendeur que 1) il avait de la malachite à revendre dans son pays et que c'était pas le prix 2) il pourrait manger pour plus d'un mois avec cette somme, ok très bien, mais que c'était du vol...rien n'y a fait.
Las, je suis quand même repartie satisfaite d'avoir rempli mon objectif, trouver un masque ; voici le premier de ma collection, âprement négocié ! Il vient du Congo.
Je ne sais pas exactement comment ça se passe, mais j'ai déniché quelques collectionneurs dont les masques proviennent de toute la région, Kenya, Tanzanie, Ouganda, et même Congo et Nigeria.
Ces visages sont assez fascinants, j'ai bien l'intention d'en savoir plus :)
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