mardi 14 octobre 2008

A la recherche du Kili



La réserve était immense. Elle s'étendait sur des dizaines et des dizaines de lieues, brousse tantôt courte et tantôt boisée, tantôt savane et tantôt collines et pitons. Et toujours la masse colossale du Kilimanjaro, sommé de ses neiges, veillait sur les espaces brûlant et sauvages. Les bêtes étaient partout.
J. Kessel

J'évoque mes aventures dans le wild dans le désordre, ne sachant pas vraiment dans quel ordre procéder ; à l'envie, c'est bien. Et sûrement au coût de coeur ; j'avais envie de parler de mon parc préféré, Amboseli. C'est une réserve protégée située à la frontière avec la Tanzanie, et qui s'étend sur les deux pays. Le Kilimanjaro est donc tanzanien, et non kenyan, depuis un certain découpage de la région plus ou moins arbitraire entre deux souverains...
J'ai eu la chance de visiter deux fois ce parc, le plus vieux du Kenya depuis mon arrivée, et de vivre deux moments extrêmement beaux et différents à la fois...

D'aucuns vous diront que le Mara est le plus beau parc du Kenya, peut-être, mais j'ai ressenti des émotions esthétiques beaucoup plus fortes à Amboseli, allez savoir pourquoi.
C'est sûrement l'arrivée dans un espace aride quasiment lunaire qui provoque des mirages, surtout quand on crève un pneu au milieu de nulle part.
Puis sans transition, un espace marécageux verdoyant où éléphants et buffles se rafraîchissent ; et encore ce décor de cinéma, où les lions jouent à cache cache entre les palmiers qui sortent de nulle part...Et si c'était ce soir magique où, après les guépards et la curée des vautours, nous avons accompagné les lions chasser, sous la pleine lune ?
Et sans doute est-ce en fait tout simplement la magique attraction du Kilimanjaro, qu'on essaie d'apercevoir longtemps avant d'être dans le parc, qui se joue de nous en restant blotti sous les nuages, et qui délivre toute sa splendeur une fois découvert, en fin d'après-midi par exemple, quand les couleurs se font plus chaudes.
Les couleurs ne sont jamais les mêmes dans ce parc, et je crois qu'on peut s'y rendre inlassablement sans voir la même chose. Ce n'est pas le vrai wild du Mara, mais au moins, je n'ai pas eu peur des hyènes ou des babouins pendant ma nuit sous la tente...!!! Il y a toujours une surprise lors du game drive du lendemain matin, une fois les guépards qui réveillent l'équipée endormie, l'autre fois les autruches qui nous accompagnent durant la sortie du parc...
C'est une atmosphère et un décor inoubliables !





L'animal le plus dangereux pour l'homme ; j'ai nommé le placide hippopotame



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