Pour cela, départ des huit loustics prévu à 22h30, en bus.
On est à l'heure, en avance même (!), mais c'était sans compter sur le kenyan time ! Notre bus a perdu une roue, une heure de retard donc, qui nous a laissée le temps de nous faire accoster par des kenyans à l'esprit embué par le qat, cette herbe qui se mâche et qui rend un peu inerte.
Enfin, arrivée du bus, nous voilà partis pour quelques 8h de route, dont un peu de piste au début. Et forcément, il faut toujours qu'il arrive quelque chose ; le chauffeur a confondu la route avec celle en construction (ben oui, il fait nuit), ce qui nous a valu 10mn de marche arrière à côté d'un fossé, je dis LOL. Bien évidemment, le chinois devant moi, qui devait avoir l'estomac fragile, n'a pas supporté le voyage...Je vous passe les détails ; on a eu heureusement le bruit mais pas les odeurs, merci la Chine :)
Au petit matin, nous sommes arrivés tout endormis sous la chaleur écrasante de Mombasa. Il était 7h, on se serait cru à midi ! Avant d'aller à la plage, nous avons quand même décidé de faire un petit tour dans la ville et d'aller petit déjeuner au fort-jésus, monument construit par les portugais au 15ème siècle. Autre ambiance, autre culture, d'influence swahilie et musulmane, et on apprécie. Les gens sont très gentils et ne nous abordent pas pour de l'argent, beaucoup parlent français, étonnant !
Notre petit tour se poursuit en longeant la côte sous une chaleur de plus en plus écrasante ; j'ai apprécié la pause noix de coco pour la ré hydratation !
Et oui, Diani se mérite : il nous a fallu prendre un ferry, puis un premier matatu (minibus)qui nous a amené jusqu'à une ville, Ukunda, et un second surpeuplé de rastas jusqu'à Diani, dans lequel je me suis endormie :)
Après ce long trajet, nous sommes enfin arrivés à destination et je dois dire que la récompense était à la hauteur : une jolie maison pour 6 sur un promontoire en face de l'océan indien. La vue est juste idyllique. Palmiers et bougainvillées se partagent le jardin et à perte de vue, il y a une plage de sable presque blanc très, très fin et l'océan qui nous offre une symphonie de bleus d'aquarelle.
A peine arrivés, on est déjà tous prêts pour aller sur la playa ; l'eau est presque tiède, mais ça y est, on est à Diani, bien loin de la polluée et encombrée capitale :)
Notre week-end s'est organisé ainsi : beaucoup de baignades, une journée en bateau à observer les dauphins et à barboter avec des Némos, des beachfires et du poisson tout frais pêché grillé avec du coconut rice, des soirées à regarder les étoiles et à discuter en buvant du thé un peu salé,des levers de soleil incroyables, des négociations âpres sur la plage pour acheter des fruits, du coconut wine,et tout ce qui peut exister y'a qu'à demander, des coups de soleil, une forte dépendance à la biafine et des paysages de rêves plein la tête au retour...J'ai aussi goûté de l'aloe vera (le remède local contre la malaria), qui m'a laissé un goût âcre pendant un bon moment et découvert que "cool" en swahili se dit "poa!!!"...
Voilà, alors je remercie Mash (les bus), la Chine, Picana pour ses jus de mangue,Oreo pour les ptit creux, Ludo pour ses talents de négociateur, Flo pour ses sentiments et son thé de 1h du mat', et Sophie, Vinz et Edouard of course pour les fous rires :)
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