mercredi 31 décembre 2008

Bonne Année 2009 ! Mwaka mzuri !

Et voilà, c'est fini ! ce soir à minuit, j'aurai terminé ma mission PFUE à l'ambassade de France. Il me reste bien sûr quelques mois de travail ici, et encore beaucoup à apprendre et à faire, mais l'objectif de ma venue à Nairobi est accompli !
Voilà une période qui s'achève et qui est passée bien trop vite ; c'était sûrement la plus intéressante, la plus motivante et la plus enrichissante de ma courte vie professionnelle, et ce soir marque vraiment la fin d'une page.

Il y aurait eu beaucoup à écrire sur tout ce que j'ai vécu, sur la diplomatie, la (géo)politique, les limites de la coordination européenne, la frustration parfois de ne pas pouvoir faire plus, de voir que les avancées espérées échouent, les interrogations peut-être un peu naïves ("mais pourquoi ça marche jamais dis, sur ce continent ?") et les réflexions qui rentrent dans la postérité ("Nan mais, faut arrêter de croire que les conflits ethniques pré-exisstent à tout en Afrique"), les discussions dans le couloir jusqu'à tard avec Clémo et Julie (bon d'accord, pas que sur l'actualité politique!), les décryptages des meetings du jour avec martijn, et les lectures assidues (mais faute de temps pas assez régulières) du Daily Nation, de rapports pour essayer de saisir la complexité de la Somalie...
J'aurai eu fort à faire à réfléchir aux paradoxes et à la complexité de l'intervention de "l'occident" en Afrique, et ici au Kenya. Pour étayer ma réflexion en ce moment, un de mes bouquins coup de coeur de ce séjour :



Ce que j'en ai retenu : "Africa Wins Again"


Il y a eu certes des moments plus difficiles, du stress, de la saturation, mais tout s'est tellement bien passé, et j'ai eu la chance d'être très bien entourée pour mener à bien cette expérience, bien sûr de la team de l'ambassade, et Julie et Doudou pour les interminables réunions à l'ONU et leurs salutaires samosas, pour les craquages en tout genre...
Notre présidence ici s'est je pense bien déroulée et j'espère que les tchèques sauront relever le défi de la coordination et continueront à porter haut la voix de l'UE au Kenya...

Vive 2009, qui s'annonce très européenne, et très bonne année à vous tous !




J'abandonne aujourd'hui mon logo pour celui de la France au Kenya !

jeudi 25 décembre 2008

krismasi njema!!




Quelques photos de notre dîner de Noël gargantuesque chez Gaël, à Nairobi ; tenues chics de rigueur même à Nairobi, sapin et cadeaux,bûche glacée aux fruits exotiques, on s'y serait cru !












Et le lendemain, petite ballade au Nairobi safari walk ; bien sûr ça change du Mara et des autres parcs !...on était les seules blanches parmi une foule de familles kenyanes :)







mercredi 24 décembre 2008

Joyeux Noël ! Merry Xmas ! Buon Natale !



Polochon (ou Cholopon pour les intimes)a tenu, une fois n'est pas coutume, à vous souhaiter un très heureux Noël. Je me joins à lui en cette période hivernale, où la neige tombe à gros flocons et les feux de cheminée brillent dans les chaumières pour..STOP!!! Ici il fait très, très chaud, j'irai à la piscine demain matin au lieu d'ouvrir mes cadeaux, et Noël ne trouve sa crédibilité que dans sa date du 24/12 et du dîner que nous ferons ce soir, sans famille, mais entre amis...!(et bien sûr grâce au bonnet que cholopon arbore crânement).

Nevermind. A tous ceux qui lisent ce blog et à tous ceux que j'aime, je vous souhaite un beau Noël et vous envoie mille rayons de soleil.

lundi 22 décembre 2008

Make the dream come true !



L'heure du repas pour les petits pensionnaires



Quelques photos chic-choc de ma visite avec Pauline à l'orphelinat des animaux, situé juste à côté du Nairobi National park,à 15mn du centre-ville à peine ! Bravant la chaleur nous avons pris le matatu jusqu'à l'entrée, sur Langata..Un guide nous attendait, qui a eu raison de nos réticences à faire les touristes !
D'abord parce qu'il nous a donné une foule d'explications intéressantes et surtout parce qu'on a pu voir les animaux de très près !
Une jolie lionne de six mois , un jeune guépard, le petit girafon réticulé, et comble de bonheur, les bébés guépards !!! De vraies peluches ;)
Les animaux sont recueillis lorsque les rangers ne retrouvent pas leurs parents au bout de deux jours ; c'est assez bizarre de les voir en cage après être allée dans les parcs, mais ils sont tous très bien soignés.





samedi 20 décembre 2008

"a crime against nature"

Hier, j'ai accompagné Pauline (la nouvelle miss coopération de l'ambassade) à l'inauguration d'un centre par la coalition gay et lesbienne du Kenya (GALK). Cet endroit, conçu avant tout comme un lieu d'échanges, de réunions et de loisirs pour les personnes de ces communautés, est le premier à voir le jour à Nairobi. Il a été financé en partie par le gouvernement norvégien et reçoit le soutien des Pays-Bas.
L'endroit est situé dans un quartier assez excentré, loin des regards...

Si j'évoque cette visite, c'est parce que l'homosexualité est encore passible d'une peine de prison allant jusqu'à 14 ans. Ces lois héritées du système colonial britannique considèrent ces pratiques comme étant “a crime against nature.”
''La plupart de ces lois sont de vieilles lois que nous avons héritées de précédents régimes coloniaux. Nous les utilisons encore dans nos pays, alors que les architectes des mêmes lois ont changé les lois dans leurs propres pays. Nous devons proposer une loi qui reconnaît l'homosexualité, de même qu'elle interdit la discrimination à l'égard de l'orientation sexuelle'', a noté Judy Kaari, du GALCK.
Cependant, ne blâmons pas trop le colonisateur ; certaines ethnies comme les kikuyus (qui a pratiquement détenu le pouvoir depuis l'indépendance) condamnent l'homosexualité et la punissent par la peine de mort...
Il faut ajouter à cela un caractère propre au continent africain où l’univers de la sexualité depuis l’ère du christianisme est entouré de tabous ; on en parle moins que l'on ne la pratique.
Enfin, les conceptions des hommes politiques au pouvoir influencent la législation. Du temps du président Moi on pouvait lire :
Moi said Kenyans should guard against “dangerous practices” such as homosexuality.“ It is not right that a man should go with another man or a woman with another woman. It is against African tradition and Biblical teachings,” the 75-year-old Moi said. “I will not shy away from warning Kenyans against the dangers of the scourge.” Moi was asked to comment on comments made to Yoweri Museveni, President of neighboring Uganda earlier this week. Museveni said that he had ordered his security services to round up gay men and lesbians for the commission of what he said were “abominable acts.”
Most African rulers regard homosexuality as a perversion imposed on Africans by white colonialists. Moi made fun of gays in his comments before the conference on Wednesday. “Now we are seeing men wearing earrings to make it easy for them to be identified by other men,”he said to the amusement of his audience. More and more young men in Kenya’s urban areas wear earrings emulating Western pop stars whose videos are shown on Kenyan television.

Dans un pays où le VIH est une des causes les plus importantes de mortalité, il est important que des associations telles que le GALK puissent avoir de la visibilité et qu'elles s'imposent dans le débat public.Au moins pour qu'on ne lise plus dans les journauux que la police a tiré sur telle personne en raison de son identité sexuelle. Il est temps que le Kenya évolue hors de ce puritanisme hypocrite et malsain...

lundi 15 décembre 2008

De l'énergie propre en Afrique, et si c'était vrai ?

Suivre les réunions de préparation du programme de travail et du budget du PNUE pour les prochains biennium me pousse à m'intéresser à mon environnement, ce d'autant plus dans un pays d'Afrique, continent qui regorge de potentiel pour mettre en œuvre des sources de production d'énergie propre.
J'ai parlé dans un précédent article de ma visite à Naivasha et de mon harassante mais intéressante visite des centrales géothermiques qui alimentent une bonne partie du pays en électricité. Pour montrer aux récalcitrants que l'ONU, ça peut fonctionner, et que la méthode de travail du PNUE commence à être efficace (j'en reparlerai), voici un article extrait du site de l'organisation éponyme. Des perspectives très positives donc :

"Une technologie énergétique vieille d'un siècle extrayant la vapeur des roches chaudes sous - terraines va faire l'objet, au 21e siècle, d'une expansion massive dans la Vallée du Rift est-africain.
Cette nouvelle arrive alors que des pays du monde entier, du Guatemala à la Papouasie Nouvelle-Guinée, commencent à se tourner vers l'énergie géothermique qui se présente comme une nouvelle alternative prometteuse à la production d'énergie à partir de charbon ou de pétrole.

Aujourd'hui le Programme des Nations Unies pour l'Environnement (PNUE) et le Fonds pour l'Environnement Mondial (FEM) ont annoncé l'achèvement de tests de projet de techniques sismiques et de forage avancées au Kenya qui ont dépassé toutes les attentes.
Des puits de vapeur, capables de générer 4-5 MW d'électricité et même un capable de parvenir à la quantité exceptionnelle de 8 MW, ont été atteints en utilisant la nouvelle technologie.
Cela pourrait signifier une économie allant jusqu'à 75 millions de dollars pour le promoteur d'une installation de 70 MW, estiment les experts.
Les résultats, annoncés à la Conférence de l'ONU sur le climat de Poznan, en Pologne, ont ouvert la voie à un effort international en 2009 pour l'expansion de la géothermie le long du Rift qui s'entend du Mozambique, au sud, à Djibouti, au nord.

Le projet, financé par le FEM et impliquant le PNUE et la compagnie d'électricité kenyane KenGen, pourrait aussi transformer les perspectives et les coûts pour la géothermie dans le reste du monde.

Achim Steiner
, Secrétaire général adjoint de l'ONU et Directeur exécutif du PNUE, a dit : « Combattre le changement climatique tout en approvisionnant simultanément en énergie deux milliards de personnes qui n'y ont pas accès sont parmi les défis centraux de cette génération. La géothermie est 100 pour cent indigène, respectueuse de l'environnement et est une technologie qui a été sous-utilisée pendant trop longtemps ».
« Il y a au moins 4'000 MW d'électricité prêts à être récoltés le long du Rift. Il est temps de mettre cette technologie en avant afin d'alimenter les moyens d'existences, le développement de carburants et de réduire la dépendance aux carburants fossiles polluants et imprévisibles. De l'endroit où l'humanité a fait ses premiers pas émerge une des réponses pour sa survie sur cette planète », ajouta-t-il.

Monique Barbut, Directrice générale et Présidente du FEM, a dit : « Surmonter les obstacles économiques et techniques à la production d'énergies renouvelables fait partie de notre responsabilité partagée. Le travail dans la Vallée du Rift démontre que la géothermie n'est pas seulement technologiquement viable mais aussi rentable pour des pays en Afrique où il y a un potentiel global d'au moins 7'000 MW ».
« En effet, la géothermie dans le monde entier fait l'objet d'une renaissance avec l'estimation que le nombre de pays commençant à utiliser cette source d'énergie passe d'environ 20 en 2000 à 50 d'ici 2010. J'espère que la Vallée du Rift d'Afrique deviendra un phare pour de nouvelles accélérations de la géothermie en termes de taille, de nombre de centrales et de couverture géographique dans le monde développé et en développement ».

Le Projet au Kenya


Le projet financé par le FEM a, sur les trois dernières années, utilisé les techniques connues sous les termes d'études microsismiques et magnétotelluriques pour l'identification de nouveaux sites prometteurs à des lieux incluant Olkaria et Naivasha qui est situé à environ une heure de voiture de la capitale Nairobi.
Ici, une centrale géothermique générant 45 MW a opéré pendant un quart de siècle. Une seconde centrale fut mise en service en 2000 avec une capacité de 70 MW.
Le principal défi à l'expansion le long du Rift au Kenya et ailleurs a été le risque associé avec le forage et les coûts élevés si la vapeur est manquée.

Le projet d'un million de dollars « Joint Geophysical Imaging » a eu pour objectif de venir à bout de ces risques. Les anciens puits à Naivasha génèrent environ deux MW tandis que les nouvelles techniques ont non seulement permis d'augmenter les chances d'atteindre la vapeur mais aussi d'indiquer des puits au potentiel bien plus élevé, typiquement en moyenne de quatre à cinq MW.

Expansion géothermique du Rift


Il y a deux ans, le Conseil du FEM a approuvé la Africa Rift Valley Geothermal Development Facility (ARGeo) soutenue avec un financement de près de 18 millions de dollars et impliquant le PNUE et la Banque mondiale.
Le projet, qui garantit contre les risques du forage à Djibouti, en Érythrée, au Kenya, en Uganda et en Tanzanie, doit commencer au début de 2009 et permettra de faire appel à l'équipement et aux techniques expérimentées par KenGen et le PNUE.
Le Kenya et des investisseurs privés cherchent aussi un soutien financier du Mécanisme de Développement Propre (MDP) du Protocole de Kyoto pour une extension de 35 MW additionnels actuellement en phase de validation.
La demande en électricité actuelle au Kenya est d'environ 1'000 MW. Le pays dépend fortement de centrales hydroélectriques, des systèmes qui ont souffert ces dernières années des faibles précipitations et réserves d'eau.
Le pays s'est fixé l'objectif de générer 1'200 MW à partir de la géothermie d'ici 2015.
Un contrat a récemment été attribué à une compagnie chinoise pour le développement de la centrale Olkaria IV. Comme conséquence du projet Joint Geophysical Imaging du PNUE-FEM, le nombre de puits probablement nécessaires pour parvenir à 70 MW pourrait être de 15 au lieu des 30 requis avec la technologie précédente. Ceci pourrait permettre d'économiser jusqu'à 5 millions de dollars par puits foré.

Des pays supplémentaires de la région qui possèdent des ressources géothermiques ont également manifesté leur enthousiasme à l'idée de participer à l'expansion géothermique, notamment les îles Comores, la République démocratique du Congo et le Rwanda.

dimanche 14 décembre 2008

samedi 13 décembre 2008

Jamhuri Day , ep.2

Mon Jamhuri day était formidable ; j'ai souhaité un joyeux anniversaire (45 ans) à une démocratie qui balbutie, trébuche sous les embûches posées par le dilemme de l'état de droit et de la nécessité du Prince, et se relève écorchée, de plus en plus difficilement.
Mon Jamhuri day était unique. Il avait lieu un an pratiquement, après ce qu'on appelle la crise électorale, qui a bousculé le Kenya, ses leaders et la bienveillante communauté internationale. Ce jour était donc très attendu ; comment allait réagir la nation à l'action de ses leaders pour effacer toute trace de ce qui s'est passé et faire du pays un leader économique et politique de la région, quel bilan, quelles perspectives ? Dis, on efface tout et on recommence ?
Triste journée, amer constat ; ce fut un jour de protestations, pour le moins à Nairobi. "Njaa, njaa tunaka chakula na MPs walipe ushuru" - "nous voulons à manger et les parlementaires doivent payer des taxes", parmi les mieux payés au monde, tout de même, mais apparemment l'idée de "no taxation without representation" n'a pas convaincu, pouvoir, pouvoir.
Jour de cristallisation de la colère, Kibaki parade dans le stade, la foule est hostilement silencieuse ; le discours de Raila sera à peine applaudi...
Les kenyans ont faim et la réponse n'est pas à la hauteur, même dans un discours économique qui promet une croissance de 4,5% (c'est la crise tu comprends) et des sacs de maïs pour tout le monde...
Désillusion, peu de protestations ; rassurez-vous citoyens, l'Etat garanti votre sécurité. 53 personnes arrêtés, médias et société civile. Dans la tribune officielle, arrestation musclée d'un parlementaire qui interrompt Mzee Kibaki durant son discours ; les images ont en dit beaucoup plus que ce que j'ai vu.
Mon Jamhuri day était diplomatique. Voiture, tribune VIP, tea party. Ah, on se sert la main ? Mais la réalité n'est jamais loin, même depuis les hauteurs de State house.









Célébrations au Nyayo Stadium, Nairobi






Le président Kibaki. De dos dans la tribune officielle, Raila Odinga



En arrivant à State House. "Children and cameras strictly forbidden"

vendredi 12 décembre 2008

Jamhuri Day



Kenya marks 45 years on Friday since becoming a Republic.

It is on this day, December 12, 1964 that Kenya was established as a republic. A year earlier on December 12, Kenya had gained full independence from Britain.

This year’s Jamhuri Day is unique given that early in the year, Kenya was on the brink of collapse following post-election violence.

The formation of the Grand-Coalition Government in a peace deal brokered by former UN chief Kofi Annan saved the country from the turmoil.

Friday’s celebrations will be led by President Kibaki at Nyayo National Stadium where various artistes a relined up to perform.

Naivasha

Une petite escapade le temps d'un week-end, suivez le guide !
Il suffit d'aller prendre un matatu (minibus) à Nairobi, pour la modique somme de deux euros et de vous laisser emmener jusqu'à Naivasha.
Au passage, un panorama extraordinaire sur la rift valley. On arrive en effet dans la région de la rift valley et des lacs, un phénomène sismique normal il me semble ;)...En traçant une ligne de la Tanzanie au Soudan, à l'ouest de Nairobi, on trouve une succession de lacs aussi beaux les uns que les autres.
Naivasha en fait partie ; en arrivant près du lac, on remarque d'immenses exploitations de fleurs sous serre (le kenya est un des leaders de l'horticulture) qui défigurent un peu la vue...
Soit, l'arrivée au Fisherman's camp, au milieu des acacias et des bougainvillées, ainsi que la fraicheur des abords du lac, m'a rassérénée ! Au programme, une excursion en bateau à Crescent Island, une presqu'île. Le plus, se promener au milieux des animaux et pouvoir courir après les zèbres, terrible !!! J'y étais en fin de journées, là où le tronc jaune des acacias devient doré, les couleurs étaient splendides. Malheureusement je n'ai pas vu les girafes...

Il y a toutes sortes d'activités possibles à Naivasha, ce qui est parfait pour un week-end plein air, et un peu sportif...Le lendemain, on est parti en vélo à Hell's gate, un parc tout près de Naivasha. Après la ballade à pied, j'ai découvert le plaisir de pédaler au milieu des animaux, zèbres, antilopes, buffles et deux girafons trop choupis !!! l'intérêt du parc réside dans ses gorges, mais pas le temps de s'y arrêter, il faudra revenir, et dans la géothermie, oui oui.
Il y a d'importante sources d'eau chaude et des projets de production d'électricité à partir de la vapeur d'eau se sont sur les hauteurs du parc (même la France participe). Au prix d'une difficile montée je suis donc allée voir ça, et c'est assez impressionnant. Apparemment, ces centrales alimentent une bonne partie du pays en électricité.
Et puis pour le plaisir, descente avec vue sur le lac, escapade fatigante mais enrichissante ! Je dois y retourner prochainement pour escalader le Longonot, un volcan éteint :)